Illustration : DPE 2026 : Votre logement est-il sorti du statut de passoire thermique ?

DPE 2026 : Votre logement est-il sorti du statut de passoire thermique ?

Dernière mise à jour : 26/03/2026

Depuis la promulgation de la Loi Climat et Résilience, le marché immobilier retient son souffle. L'interdiction progressive de louer les logements les plus énergivores a créé un vent de panique chez de nombreux propriétaires. Mais une nouvelle donne vient rebattre les cartes : depuis le 1er janvier 2026, une réforme majeure du mode de calcul du DPE est entrée en vigueur. Chez Roomlala, nous savons à quel point la location d'une chambre chez l'habitant ou d'un studio est cruciale pour votre budget. Bonne nouvelle : cette mise à jour réglementaire sauve in extremis des centaines de milliers de logements. Décryptage d'une réforme qui pourrait bien changer votre quotidien d'hébergeur.

Le nouveau DPE 2026 : une bouffée d'oxygène inespérée pour les propriétaires

Le contexte de ces dernières années a été particulièrement anxiogène pour les propriétaires bailleurs. Le calendrier de la loi Climat et Résilience prévoyait des échéances strictes : interdiction de louer les logements classés G dès 2025, puis les logements classés F en 2028, et enfin les E en 2034. Face à l'inflation et au coût exorbitant des travaux de rénovation énergétique, beaucoup d'hôtes craignaient de devoir retirer purement et simplement leurs annonces de location de notre plateforme, faute de moyens pour se mettre aux normes à temps.

Cependant, la crise de l'immobilier et la pénurie de logements ont poussé les pouvoirs publics à réagir. Le 1er janvier 2026 marque un tournant décisif : une réforme technique du Diagnostic de Performance Énergétique (DPE) entre en application pour corriger des inégalités de calcul. Il ne s'agit pas d'un recul écologique, mais d'un ajustement pragmatique visant à refléter la réalité de notre consommation énergétique. Cette modification discrète sur le papier a des conséquences monumentales sur le terrain.

Les chiffres parlent d'eux-mêmes : grâce à cette réforme, ce sont entre 700 000 et 850 000 logements qui sortent automatiquement du statut tant redouté de « passoire thermique ». Concrètement, environ 50 000 logements devraient passer directement de l'étiquette G à l'étiquette F. Cela signifie que sans avoir donné le moindre coup de marteau ni changé une seule fenêtre, des milliers de propriétaires voient la note de leur bien s'améliorer du jour au lendemain.

Pour notre communauté d'hôtes Roomlala, c'est une véritable révolution. La location de chambres chez l'habitant constitue un maillon essentiel pour loger les étudiants, les jeunes actifs ou les travailleurs saisonniers. En évitant la sortie massive de ces logements du marché locatif, cette réforme préserve votre pouvoir d'achat tout en maintenant une offre de logement vitale dans les zones où la demande explose.

Comment fonctionne ce nouveau calcul et êtes-vous concerné ?

La fin de la pénalisation historique du chauffage électrique

Le cœur de cette réforme de 2026 repose sur un élément très précis : le coefficient de conversion de l'électricité. Jusqu'à présent, ce coefficient était fixé à 2,3. Cela signifiait que pour chaque kilowattheure (kWh) d'électricité que votre locataire consommait dans sa chambre, le calcul du DPE considérait qu'il avait fallu produire 2,3 kWh d'énergie primaire à la centrale électrique. Cette règle pénalisait lourdement les logements chauffés à l'électricité, les poussant artificiellement vers les classes F et G.

Or, ce coefficient était devenu obsolète. Le mix énergétique français est aujourd'hui décarboné à plus de 90 %, grâce au nucléaire et aux énergies renouvelables. Le gouvernement a donc décidé d'abaisser ce coefficient à 1,9 au 1er janvier 2026. Ce rééquilibrage technique permet enfin de traiter l'électricité de manière plus juste par rapport au gaz ou au fioul, reflétant ainsi la véritable empreinte carbone et énergétique de nos foyers.

Pour comprendre l'impact réel, prenons un exemple concret. Imaginons que vous louiez un studio indépendant tout électrique qui consomme 10 000 kWh par an. Avec l'ancien coefficient de 2,3, le diagnostiqueur retenait une consommation de 23 000 kWh en énergie primaire. Avec le nouveau coefficient de 1,9, cette consommation tombe instantanément à 19 000 kWh. Cette diminution de plus de 17 % est souvent largement suffisante pour faire gagner une ou deux classes énergétiques à votre logement !

Chez Roomlala, nous constatons que la majorité des chambres chez l'habitant et des petits studios sont équipés de radiateurs électriques ou de ballons d'eau chaude individuels. Vous êtes donc en première ligne pour bénéficier de cet ajustement. Si votre logement est chauffé à l'électricité, il y a de très fortes chances que sa note DPE soit automatiquement revue à la hausse en 2026.

Les petites surfaces et le logement étudiant grands gagnants

Les petites surfaces (moins de 40 m²) ont toujours été les victimes collatérales de l'ancien calcul du DPE. En effet, la part des murs donnant sur l'extérieur par rapport à la surface au sol est beaucoup plus importante dans un studio de 15 m² que dans une maison de 100 m². De plus, la consommation d'un chauffe-eau pèse proportionnellement beaucoup plus lourd sur le bilan énergétique d'une petite surface, plombant littéralement sa note finale.

Bien qu'une première correction ait été apportée en juillet 2024 pour les logements de moins de 40 m², la réforme de 2026 vient parachever ce sauvetage. En combinant la correction des petites surfaces et la baisse du coefficient électrique, le parc locatif étudiant connaît une véritable résurrection. Les études récentes estiment qu'environ 33 % des logements étudiants gagnent au moins une classe énergétique à partir de 2026.

Prenons le cas d'usage de Marc, hébergeur Roomlala à Bordeaux. Il loue une chambre étudiante de 12 m² sous les toits, équipée d'un convecteur électrique. Fin 2024, son DPE affichait un terrible G. Marc était persuadé qu'il devrait cesser son activité de location en 2025. Grâce à la réforme de 2026, sa chambre est officiellement reclassée en F. Il gagne ainsi le droit légal de continuer à louer son bien, sauvant son complément de revenu mensuel.

Si vous louez une petite chambre chez vous, cette conjonction de facteurs administratifs joue en votre faveur. Le statut de « passoire thermique » n'est plus une fatalité pour les petites surfaces, et cela redonne une attractivité indéniable à ce type de biens sur le marché de la location meublée et du logement chez l'habitant.

Hôtes Roomlala : votre annonce est-elle toujours dans la légalité ?

C'est la question qui revient le plus souvent auprès de notre service client : « Mon annonce Roomlala risque-t-elle d'être supprimée si mon DPE est mauvais ? ». Nous tenons à vous rassurer totalement. Chez Roomlala, notre objectif est de vous accompagner dans la légalité, pas de vous sanctionner prématurément. Si la réforme de 2026 vous a fait passer de la classe G à F, vous échappez à l'interdiction de location qui frappait les biens G. Votre annonce est donc parfaitement légale.

Mieux encore, ce reclassement vous offre un sursis précieux. Les logements classés F ont désormais jusqu'au 1er janvier 2028 pour être rénovés, tandis que ceux passés en E bénéficient d'une tranquillité d'esprit jusqu'au 1er janvier 2034. Ce calendrier assoupli vous permet de continuer à accueillir des locataires sereinement, tout en percevant les loyers nécessaires pour financer, à votre rythme, de futurs travaux d'amélioration.

Il est important de préciser que la location d'une chambre chez l'habitant (qui constitue la résidence principale du locataire) est soumise aux mêmes règles de décence énergétique que les locations classiques. Avoir un logement classé E ou F plutôt que G vous protège juridiquement contre d'éventuels recours de locataires qui pourraient invoquer l'indécence du logement pour exiger des baisses de loyer.

Nous vous encourageons vivement à jouer la carte de la transparence. Sur Roomlala, les locataires sont de plus en plus attentifs aux questions énergétiques, notamment pour anticiper leurs factures d'électricité. En affichant un DPE légal et mis à jour, vous instaurez d'emblée un climat de confiance avec votre futur colocataire ou locataire étudiant.

Nos 4 conseils concrets pour tirer parti de cette réforme dès aujourd'hui

Les démarches administratives et financières immédiates

La première chose à faire est de vérifier si vous faites partie des 850 000 chanceux. Inutile de repayer un diagnostiqueur immédiatement ! Si votre DPE a été réalisé récemment, il vous suffit de vous rendre sur le site officiel de l'ADEME (Observatoire du DPE). En saisissant le numéro à 13 chiffres de votre diagnostic actuel, vous pourrez télécharger gratuitement votre nouvelle attestation mise à jour avec les critères de 2026.

Une fois ce précieux document en poche, mettez à jour votre annonce sur Roomlala. Modifiez la description pour y inclure la mention : « Nouveau DPE 2026 : Logement classé E ». Cette simple phrase a un pouvoir de réassurance énorme pour un étudiant au budget serré. Un logement qui n'est plus perçu comme une passoire thermique attire naturellement plus de clics et de demandes de réservation.

Côté finances, cette sortie du statut de passoire énergétique modifie la donne. Sur le marché, les biens classés F ou G subissaient une forte décote. En gagnant une lettre, votre logement retrouve sa juste valeur. Vous n'avez plus à brader votre loyer pour compenser la crainte de factures faramineuses. Vous pouvez ainsi justifier le maintien de vos tarifs, voire les ajuster légèrement à la hausse si le marché local le permet.

Prenons le cas de Sylvie, hébergeuse à Lille. En janvier 2026, elle édite sa nouvelle attestation DPE sur le site de l'ADEME et découvre que sa chambre louée passe de F à E. Elle met immédiatement à jour son profil Roomlala. Rassurés par cette nouvelle étiquette, trois étudiants la contactent dans la semaine. Sylvie a pu louer sa chambre au prix fort, sans avoir à négocier son loyer à la baisse.

Ne pas confondre répit temporaire et solution définitive

Soyons clairs : la réforme du DPE 2026 est une bouffée d'oxygène, mais elle ne doit pas vous faire oublier l'objectif final. Le gouvernement maintient son cap vers l'éradication totale des logements énergivores à l'horizon 2034. Le répit que vous venez de gagner (jusqu'en 2028 ou 2034) doit être mis à profit pour planifier intelligemment vos futurs travaux, sans agir dans l'urgence.

Profitez de ces quelques années pour faire réaliser des devis. L'isolation des combles, le changement des fenêtres pour du double vitrage, ou le remplacement de vos vieux convecteurs par des radiateurs à inertie ou une pompe à chaleur sont des investissements rentables sur le long terme. En planifiant à l'avance, vous évitez la flambée des prix des artisans qui surviendra à l'approche des dates butoirs.

N'oubliez pas d'explorer toutes les aides financières toujours en vigueur en 2026. MaPrimeRénov', les Certificats d'Économies d'Énergie (CEE), ou encore les aides locales peuvent financer une grande partie de vos travaux. En tant que bailleur, vous pouvez également déduire certaines dépenses de vos revenus fonciers. Voici un petit récapitulatif pour bien vous organiser :

  • Téléchargez votre nouveau DPE : Gratuitement sur le site de l'ADEME avec votre numéro de dossier.
  • Mettez à jour Roomlala : Affichez fièrement votre nouvelle lettre énergétique pour rassurer les locataires.
  • Constituez une épargne travaux : Utilisez les loyers perçus pendant cette période de sursis pour financer vos futures rénovations.
  • Sollicitez un conseiller France Rénov' : Pour obtenir un plan de financement sur mesure avant 2028.

Chez Roomlala, nous croyons que le logement chez l'habitant est l'une des solutions les plus écologiques qui soient, car il permet de mutualiser les espaces chauffés. En profitant de la réforme de 2026 pour sécuriser vos revenus locatifs tout en préparant l'avenir thermique de votre bien, vous devenez un acteur clé de la transition énergétique, tout en protégeant votre patrimoine.

Il n'y a pas encore de commentaires.

Ajouter un commentaire

Vous devez vous connecter pour pouvoir commenter.